Atmosphère Judo Toulouse

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Le grade du judoka est représenté par une triple valeur : Le SHIN GI TAI

« SHIN », correspondant à la valeur morale, 
« GHI », valeur technique, 
« TAI », valeur corporelle. 

Entraide et Prospérité mutuelle : L’union fait la force

SEIRYOKU ZENYO, est le meilleur emploi de l’énergie : Agir juste au bon Moment.

Un Minimum d’effort pour un Maximum d’efficacité !!!

REI : LE SALUT

Voici le fondement même de la bienveillance, le salut est la preuve du respect donc de la volonté de bien faire et de façon à ce que le profit soit mutuel.
Il n’existe aucun combat sans ce salut, il ne peut y avoir de cours du SENSEI, sans cette preuve de respect de tous ses élèves. C’est la preuve de la non contestation de tous face au SENSEI (professeur).
C’est également une méthode pour unir les forces de chaque individu dans une même voie.
Tout entraînement de JUDO commence et s’arrête par le salut, à chaque changement de partenaire, le DOJO lui-même est honoré par ce salut ainsi que le Fondateur maître KANO.
Il faut considérer le respect autrement, ici c’est la preuve que l’individu ne cherche plus à croiser le regard de son interlocuteur mais au contraire baisser les yeux démontre la sincérité et l’honneur. Beaucoup d’incompréhension se passe à travers un regard, baisser la tête en quittant des yeux son partenaire est la preuve de la totale confiance.
Il en va de même lors de compétitions de JUDO, les adversaires se saluent, puisqu’il s’agit de rencontres afin
de déterminer les forces de chacun. N’oublions pas qu’il est ici question d’Arts de guerre, aussi prouver son respect face à son adversaire est primordial afin que le combat soit compris comme une lutte et non comme un duel.

Ritsu-Rei : Salut Debout

Za-Rei : Salut à Genoux

Au Judo, le salut s’effectue au sol au début et à la fin du cours.
La position de salut au sol, ZA-REI, est également utilisée avant de débuter un travail au sol, souvent effectué lors des entraînements, les partenaires se saluent alors face à face au sol avant et après le travail.

“Une ceinture noire est une ceinture blanche
qui n’a jamais abandonné” 

Le grade matérialise la progression morale du pratiquant. En effet, les valeurs du code moral du judo sont prépondérantes. Ce sont elles qui permettront au pratiquant de s’investir justement dans le Judo et donc, d’en acquérir les principes techniques.

Un grade n’est ni la valorisation d’un palmarès ou d’une valeur combat, ni la récompense d’apprentissage d’une somme de technique sans en comprendre l’esprit de leur efficacité car aucune d’entre elles ne peuvent trouver efficacité si elles ne sont pas réalisées avec l’état d’esprit adéquat.

Considérons donc que le grade valorise la progression entre qui j’étais et qui suis-je devenu ou qui suis-je en train de devenir.

Plus je partage avec les autres pratiquants, plus je m’enrichis d’eux et inversement, ma présence auprès des autres les enrichira aussi : Entraide & prospérité mutuelle.

Un investissement global et conséquent permettra au pratiquant de s’approprier le judo. Contrairement à celui qui pratique peu en n’y cherchant qu’un objectif restreint, il va de soi que le pratiquant qui consacre le plus de temps et de la meilleure des façons à la pratique du judo, accèdera plus aisément au grade supérieur.

Les grades

Faire son noeud de ceinture

Plier son Judogi

SHIN GI TAI

Le grade symbolise une progression globale du judoka sur le plan mental (Shin), technique (Gi) et physique (Taï) dont la ceinture est la marque apparente. La ceinture noire manifeste l’accession à un premier niveau significatif dans cette progression. Le grade est aussi un symbole de l’unité des judokas, formés par un travail commun, par des épreuves communes, le judoka doit poursuivre sa formation vers le grade suivant… (Extrait de la charte du Judo)

Le Haut Gradé est le gardien de la tradition et il est celui qui transmet, parce qu’il sait que : « Comprendre le passé comme une préparation du présent, expliquer le présent comme le résultat du passé et, peut-être même, faire des conjonctures sur l’avenir en tirant parti de l’un et de l’autre ». Arthur Maurice Hocart

Plus mes moyens physiques diminuent, plus je peux monter en grade ?

  • Que représente cette échelle de valeur ? Que signifie-t-elle ? 
  • Devons-nous comprendre que le grade en judo rend plus sage ?

La valeur du grade ne mesure-t-elle pas la progression éducative de l’homme judoka ?

  • Que mesure-t-on dans cet espace-temps ? 
  • Pourquoi la maturité et l’expérience sont-elles privilégiées ?  

Dans l’ordre les ceintures Blanche, Jaune, Orange, Verte, Bleue, Marron, la « fameuse » Ceinture Noire ainsi que deux Ceintures Supérieures, Rouge et Blanche  et Rouge.
Il existe aussi des grades alternatifs Blanche & Jaune, Jaune & Orange, Orange & Verte.
Autrefois, certains pratiquants se sont vus attribuer la ceinture violette, équivalente au grade de ceinture marron, pour récompenser la valeur du pratiquant, mais trop jeune pour porter la ceinture marron. Ce grade n’existe plus. Il en est de même pour la ceinture Verte & Bleue.

Depuis une dizaine d’années, sont apparus les grades ceinture blanche 1 liseré jaune, ceinture blanche 2 liserés jaunes, valorisant la fin de la première année de pratique pour les enfants âgés de 3 ans et la fin de la deuxième année de pratique pour les enfants âgés de 4 ans.

Il n’est pas rare de voir des enseignants échelonner les pratiquants à grade égal en octroyant des « barrettes » (galons).

Les ceintures Blanche à Marron correspondent à des grades nommés kyu : du 6e kyu représenté par la ceinture Blanche jusqu’au 1er kyu par la ceinture Marron.

Au-dessus des kyu, les niveaux sont nommés dan (degré) : du 1er  dan au 5e  dan, la ceinture est Noire.

Le 6ème Dan est le dernier grade nécessitant un examen technique pour son obtention. Ce sont les Haut-Gradés, qui nomment aux grades supérieurs.
Les 6e, 7e et 8e dan sont représentés par une ceinture Rouge et Blanche.
Les 9e et 10e dan par une ceinture Rouge.
Il existe une ceinture qui n’a été obtenue que par Jigorō Kanō:

La Ceinture Blanche large correspondant au 11e et 12e dan, 12e  dan que maître Kano n’a obtenu qu’à titre posthume.

Notons que le 11ème Dan n’existe pas, ainsi plus aucun judoka ne pourra prétendre au 12ème Dan.

La ceinture noire 1er Dan est le premier degré d’apprentissage, jusque-là, le pratiquant n’a découvert qu’un univers vaste qu’il peut maintenant tenter de s’approprier.

Les 2e et 3e  dans correspondent au nom japonais de Deshi qui signifie disciple.
Les 4e et 5e  dans au Renshi (maîtrise extérieure)
Les 6e et 7e  dans au Kyoshi (maîtrise intérieure)
Les 8e et 9e  dans au Hanshi (maîtrises intérieure et extérieure unifiées)
Le 10e dan au Keijin (trésor vivant).

LES PROCÉDÉS D'ENTRAÎNEMENT

Retrouvez ci-dessous les différentes manières de s’exercer à notre Art Martial.

TANDOKU-RENSHU :
Le Travail Seul

Le TANDOKU RENSHU est l’entrainement qui s’effectue seul. Comment songer à contrôler un partenaire sans au préalable savoir contrôler notre propre corps dans l’espace? L’élève répète son mouvement (Technique, Saisie, Déplacement) dans le vide en imaginant la position et l’action de son partenaire. Cette phase de travail est fondamentale. En effet, lorsque l’on répète des milliers de fois un mouvement, celui-ci est intégré en nous. Le mouvement devient automatique et instinctif. Le JUDO ne se réfléchi pas lorsqu’on est en RANDORI ou en SHIAI, tout se passe très vite !

Cet entrainement permet de travailler correctement son équilibre, sa vitesse et son placement, sans être perturbé ou aidé par le partenaire.

Le TANDOKU-RENSHU se pratique généralement en début de cours durant l’échauffement.

UCHI-KOMI :

Le travail de répétition

Ce terme se traduit par « Rentrer-Dedans ». Il peut être effectué au sujet d’une technique de projection, de saisie ou encore de déplacement. TORI répète le travail choisi sur UKE qui reste statique. UKE est actif en proposant une posture positive gainée. Souvent, après une série de 10 ou 15 UCHI-KOMI, vient la projection afin de libérer la puissance acquise tout au long de l’exercice. Le but est de perfectionner son placement (TSUKURI) et le déséquilibre (KUZUSHI).

Le Rôle de TORI

TORI doit effectuer l’entrée de sa technique et la mise en déséquilibre (KUZUSHI) avant de revenir à son point de départ. Le geste d’entrée doit être l’exact opposé à celui de la sortie. Au fil des répétitions, le mouvement doit être de même qualité (vitesse d’exécution, impact, placement…). Enfin, il doit y avoir du rythme, cet exercice ne doit pas être mou ou lent, mais le Judoka doit garder un certain tempo (le plus souvent indiqué par le professeur ou un partenaire).

Le Rôle de UKE

Le rôle de UKE est très important, il doit être impliqué. Il doit montrer une certaine forme de résistance (+/-) et rester statique. Il peut accompagner ou non le mouvement de son partenaire.

Les différentes façons de pratiquer le UCHI-KOMI

  • UCHI-KOMI en Statique : pour travailler le Placement (TSUKURI) et le Déséquilibre (KUZUSHI).
  • UCHI-KOMI en Déplacement : la répétition de technique peut se faire aussi en déplacement (le JUDO n’est pas statique).
  • IDO-UCHI-KOMI, se fait en déplacement linéaire.
  • KOGO-UCHI-KOMI : est un UCHI-KOMI en alternance. Chacun leur tour UKE et TORI effectuent un UCHI-KOMI.
  • UCHI-KOMI avec Matériel : UKE, à distance, tient des bandes élastiques et TORI effectue sa technique. UKE peut faire varier la position des bandes afin d’appliquer des forces et ainsi perturber TORI.
  • SAN-NIN-UCHI-KOMI : c’est le UCHI-KOMI avec Résistance : Une troisième personne vient s’ajouter à l’entrainement afin de fixer UKE au sol et ajouter une résistance. Cette variante est plus « physique » pour TORI et permet de travailler l’impact et la puissance.
  • UCHI-KOMI sauté : UKE peut sautiller afin de travailler sur le TIMING.

NAGE-KOMI :

Le travail de projection

Le Nage-Komi permet à TORI grâce à l’aide indispensable de UKE de travailler les projections de ses techniques sans être en situation de combat. Dans le même temps UKE lui, apprend à positionner son corps dans la chute, c’est donc un éducatif pour les deux. Pour un Nage-Komi parfait UKE doit se tenir droit jusque la chute ce qui permet à TORI de bien se positionner ; mais TORI doit également faire attention à son partenaire, en ne le projetant qu’en fonction de ses facultés à chuter.

YAKU-SOKU-GEIKO

Le Yaku-soku-geiko c’est le Nage-komi en déplacement, sans aucune opposition physique, il faut lancer les techniques en situation de combat, lors des déplacements il n’est pas toujours aisé de trouver le déséquilibre que l’on espère pour réaliser une technique. Lorsque UKE se laisse entièrement faire cela aide TORI pour placer son corps au bon moment au bon endroit.

KAKARI-GEIKO

Le kakari-geiko permet à TORI et UKE de travailler différement, Pendant que TORI tente de projetter UKE en situation (en déplacement), UKE lui essaye, sans contrer, d’esquiver les attaques de son adversaire. Cela permet pour TORI de rechercher les KUZUSHI (déséquilibres) dans la réalité du déplacement, tenter des enchaînements lorsque son attaque première ne fonctionne pas ou feinter son adversaire en le laissant croire qu’il va exécuter une technique précise pour mieux en lancer une autre. Pour UKE il s’agit d’avantage d’essayer de surpasser les attaques de TORi tout en utilisant que peu sa force physique, cela permet de ressentir également les moments propres aux contres…

RANDORI

En Japonais : Libre (RAN), Saisir (DORI).

Le RANDORI est la dernière étape avant la compétition. Il n’y a plus de consignes spécifiques : « Tout est permis » (en respectant les règles bien entendu*). Ce n’est pas l’esprit de compétition que l’on doit ressentir mais toujours la « prospérité mutuelle » (JITAI KYOEI). Les deux JUDOKAS doivent travailler sans l’appréhension d’être projeté, de chuter ou de perdre. Pas de vaincu, les deux pratiquants doivent être vainqueur de ce travail en ayant progressé grâce à ce dernier. Dans cet entrainement, le JUDOKA doit prendre des risques afin de passer ses techniques et ainsi progresser dans son propre JUDO (son Système d’Attaque). Le RANDORI est généralement pratiqué en fin de cours, c’est l’occasion d’essayer des choses, d’en rater souvent beaucoup, car ce sont de ces échecs que viendront les succès.

Forme d’entraînement en « TATE »: Il s’agit d’un RANDORI particulier dans lequel les adversaires d’un même combattant sont changés régulièrement par des JUDOKAS reposés afin de travailler l’endurance et la résistance.

SHIAI :

La compétition

Le shiai organise la rencontre entre deux judoka dont la victoire ou la défaite est l’enjeu. Il se pratique contre un partenaire habituel ou contre un judoka inconnu, en fonction de règles prédéfinies qui permettent de juger de celui qui l’emporte. Il n’est pas l’aboutissement de la pratique du judoka. La pratique répétée du shiai permet l’accession à la dimension tactique, physique et psychologique du combat. Le shiai est une épreuve de vérité, un test mutuel. Il demande une grande préparation préalable.

MONDO

Au-delà des entraînements physiques (TANDOKU-RENSHU, SOTAI-RENSHU, UCHI-KOMI, NAGE-KOMI, KAKARI-GEIKO, YAKUSOKU-GEIKO, RANDORI, KATA), il existe ce que l’on appelle le « MONDO ». C’est une phase de dialogue, questions / réponses entre les élèves et le professeur qui doit constituer une partie de l’entraînement afin de développer la connaissance culturelle du JUDOKA. Sont abordés des sujets diverses et variés tels que :

  • Les principes du JUDO (KUZUSHI, TSUKURI, GAKE).
  • L’histoire du JUDO (Jigoro Kano).
  • Les Grades et Les passages de grades.
  • La culture autour des TATAMIS (Le Dojo, Le Salut).
  • Les procédés d’entraînements.

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CHUTE : UKEMI

Le judo fait partit des Arts Martiaux qui permettent d’apprendre à tomber sans se faire mal. Pour cela, le judoka apprend à chuter en utilisant quelques principes fondamentaux tels que frapper le sol, rentrer et protéger sa tête…

Chute Arrière: Ushiro Ukemi

Chute sur le Côté : Yoko Ukemi

Chute Avant : Mae Ukemi

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